Les débuts
Danser, une évidence
Au commencement, il y a les copains, l’envie de danser, l'émulation du groupe. Laye danse avant même de penser que la danse pourrait devenir un métier.
Puis des regards se posent sur lui. Les chorégraphes Andrea Wamba et Fatou Sissé, repèrent quelque chose : une présence, une énergie, une manière d’habiter le mouvement. Peu à peu, la passion devient sa voie.
Premiers élans
Être vu, être choisi, entrer dans le métier
Dans sa jeunesse, Laye remporte notamment Oscar des Vacances, concours populaire qui agit comme un véritable tremplin pour de jeunes artistes. Une première reconnaissance, mais surtout l’ouverture d’un territoire : celui de la scène.
La scène
Jant-Bi et les grandes rencontres
Il rejoint la compagnie Jantbi et construit son expérience d’interprète à travers des créations, des tournées et des collaborations artistiques soutenu par l'Ecole des Sables et Germaine Acogny.
Son parcours croise des chorégraphes comme Robin Orlin, Kota Yamazaki, Jawole Willa Jo Zollar et d’autres artistes avec des carrières internationales.
Pendant de longue années, il danse des spectacles qui auront des tournées internationales, notamment Wartan , Fagala, l'Opéra du Sahel qui inscrivent dans son parcours une reconnaissance internationale.Depuis près de vingt ans, Laye travaille en étroite collaboration avec Germaine Acogny et l’École des Sables. Il y enseigne pendant des années et devient master teacher de la Technique Acogny.
Transmettre
Faire passer plus qu’une suite de mouvements
Enseigner la Technique Acogny, pour lui, ne consiste pas seulement à montrer une forme. Il s’agit d’aider chacun à trouver l’endroit d’où le mouvement peut réellement partir : le sol, la respiration, le centre, le rythme.
Sa pédagogie cherche la précision sans rigidité, l’exigence sans écraser, et la liberté sans perdre la structure.
Aujourd’hui
Entre plateau, transmission et responsabilité artistique
Son parcours continue de se déplacer entre scène et transmission. Plus récemment, il a travaillé comme company manager sur Le Sacre du printemps, produit par Sadler’s Wells.
Une continuité se dessine : être au service d’une œuvre, d’un groupe, d’une transmission — toujours depuis le corps.
Une danse vivante n’appartient jamais tout à fait à celui qui l’enseigne : elle passe de corps en corps, se transforme, et continue son chemin.